samedi 30 septembre 2017

Toujours de cette vie aux lances

Par habité III (Triptyque – Troisième volet)


Blues saillant 005


Fabian, les deux lacs (65) le 12 juillet 2017, Alain Gojosso


Rêve ailé par l’arbre au riant du bruissement
Sève et mouvant d’encens qu’en temps
D’une humilité toute olfactive
Brûle à l’oralité des lyres vibrantes du souffle

Se dresse animalité à l’organe de ce composé
Incessant qui en sang de l’âme or entonne
Ses coulées par battements de la rime
Affable où à cœur se dessine fragrance des lys

Qu’en vers scène onde de cette simple réalité
Ce mensonge cultivé qui se romantique
Et d’énoncer juste par l’aimant songe
Ce tissu habillé d’une duplicité toute humaine

Qu’à l’obscur des voiles s’ombre belle ma folie
D’un possible à l’empathie alors endigué
Par larmes d’une mélancolie où se rossignol
De chanter notre vie aux lances sans fin répétée…


Le 30 septembre 2017,



Alain Gojosso


lundi 25 septembre 2017

Par habité II (Triptyque – Deuxième volet)


Par l’antre 007


Blaye (33) le 12 septembre 2016, Alain Gojosso


Nu d’essaim en poumons d’une inspiration
Envahissant à corps de l’écarlate
Où se miel un sensible au vif vent de l’air
À prendre par accord du feu nous éclairant

Brûle en rugissements l’arbre aux essences
Du sang qui se cime à toucher l’onde
De nos vérités par cordes indicibles
Aux battements ébranlant nos incendies

Tutoyant par un cygne ce mensonge répété
De nos cœurs masqués de vanité
Qu’orgueil exhorte à habiller
Par indifférence en culpabilités camouflées

Qu’autel au divin de l’ivresse jouisse encore
L’hallucination à l’uni recouvré
D’un même verbe écoulé au sacrifié
De l’émissaire donné à l’impossible d’aimer.



Le 24 septembre 2017,



Alain Gojosso


mercredi 13 septembre 2017

Par habité I (Triptyque – Premier volet)

Effluves 004

Escalona (Aragon - Espagne) le 09 juillet 2017, Alain Gojosso


Torrentiel azur par membres à corps
D’une certitude qui en sang
Évidence d’écouler sa clameur
Aux cils de l’éther bruissant de vent

Semelle en cœur cette voie musicale
Où pas de danse se composent
En l’interactivité d’un tutoiement
À toucher de l’écho la belle vibration

Qu’en temps se mélodie de marteler
A forge de rémanences effeuillées
Cette mélancolie de l’amour
Par chœur de l’être donné en plume

Psalmodiant sur l’orgue âme des sens
Ce vivant qui toujours se soulève
En vers de l’organe à trouver
Du sens au vain de notre soumission…


Le 14 septembre 2017,



Alain Gojosso


dimanche 3 septembre 2017

Exercice en inspiration de la chanson "Glory Box - Give me a reason to love you" de Portishead

D'effusion...


Sang 005


Blaye (33) le 28 juin 2017, ALain Gojosso

Par cœur et à corps étreints

Je vais, sur l’air d’une passion

Donnée en rime de la vie

Qui se mélodie au fil du temps

En écoulement de nos sangs



Juste...

Dis-moi comment faire autrement

Dis-moi comment être amour

Pour toujours sans fin être amour…



Diamants en l’écrin

Des fusions possibles à cultiver

Je ne sais que me lier

En l’éphémère de l’écho

De ton amour allant du même flot



Dis-moi comment faire autrement

Dis-moi comment être amour

Pour toujours sans fin être amour…



Je sais n’être que de passage

Habité par la beauté de ce vif vent

L’âme or pour vérité

D’un présent épousé



Dis-moi comment faire autrement

Dis-moi comment être amour

Qu’en corps pour toujours sans fin être amour…



Aussi aime moi comme je t’aime au toujours de l’instant

Composant de nos fuyants… 






Le 03 septembre 2017,


Alain Gojosso



dimanche 20 août 2017

Merci à Coralie 2

Par aube vespérale II (Diptyque – Deuxième volet)


Par l’antre 006


Cap-Ferret (33) le 08 août 2017, Coralie Beauvallet


Corps à corps par diaphane écarlate d’un indicible
S’orgue âme l’organique instrumental
Qui en voix essaime aux sillons tendre mélodie
Ce tempo de basses résonnant à l’uni du diapason

Fascination en bouche où se langue des mots sons
S’aile en seul abandon d’échos errant l’air
Sur l’écrin à vide d’une lente et douce mélopée
Son pas virevoltant qui caresse en vertige l’altitude

Par eau d’éther du nocturne à jour avoué de l’azur
D’yeux habités en la plongée de son regard
Aube au vespéral du coucher les cris de l’apogée
Qui à sensuel se chœur de livrer de concert la voie

Passe réel qu’offre l’ode aimant du songe en peau
Des fusions de la mer céleste immobiles
Qui cœurs transis en promesse s’aiment au vent
Par l’or ambre d’une complicité rendue à la beauté



Le 20 août 2017,


Alain Gojosso


jeudi 17 août 2017

Merci à Coralie 1

Par aube vespérale I (Diptyque – Premier volet)


Ode essaim 006


Cap-Ferret (33) le 08 août 2017, Coralie Beauvallet


Sylve en tête d’un bruissement qui des mouvants
S’infiltre orgue par haut d’essaim frissonné
À l’encens d’univers où ramures de la pensée
Se conjoint au céleste par l’âme or à fable océane

Fièvre de rougeoiement en nuit d’une sculpturale
Alchimie s’effeuille à l’encre d’une rémanence
Musicale l’ignition où langue d’écho au fil
Cellulose l’ombre éclat nervé des cimes dévoilées

Chant des mâts qu’en chœur de ce sable envoûté
Qui feu d’être se mêle au verre cristallisé
Et sève en vibration par ce charme saisissant
À rugir à l’écrin où vers volant clament mots dorés

Qu’enfance eau des airs sa rémanence en étreinte
De la voix qui Vérité du vif vent à l’éphémère
En temps de se morfondre à l’aile aimant
De l’oxymore qui en apogée unit les sens à l’entier…



Le 17 août 2017,



Alain Gojosso



mardi 8 août 2017

Commande Sophie Gojosso

Quand se narrent ailes (commande Sophie Gojosso)


Interlude 003


Saint-Lary Soulan (65) le 10 juillet 2017, Alain Gojosso


En champ
Des essences
Fertiles de la terre
S’élance le verbe du temps

Musicale ombre par l’orée
De l’enivrante redondance
Qui danse semelles en l’air
Au fil harmonique des sens

Qu’en corps du bel accord
Se douce envolée de battre
Des mains en palme lyrique
D’une ascendance épousée

Suivant à sang d’une vérité
Ce songe qui en nuit lactée
Se voix à dire au seul vivant
D’aimer jusqu’à l’innocence

Cristal de joie aux paupières qui par corolles allant
Pétale de mélancolie l’aiguille de son doux vif vent
En toile d’un tissé multicolore où s’évase merveille
Hymne au sens d’une raison à vivre de conjugaison

Répétant l’ambre carrousel
Qui ode de l’ivre sentiment
Tourne, tourne en horizons
D’un possible à poursuivre

Ailes en pupilles qui à sensuel rétine par confondu
L’éther de la mer au rythme répété des floraisons
S’étoile myriade d’un fini le dessein alors fredonné
Au carillon des cloches vibrant d’arcs en ciel bercé

Par l’âme lue où son céleste d’un diapason attendu
S’essaime l’amour avoué en éternel retour
Quand par l’aura cime en sentiment
Le cœur des libérés





Le 08 août 2017,


Alain Gojosso



mercredi 2 août 2017

Sans réciprocité...

D’un sang tu erres…

Humain 013



"Les hommes qui ne peuvent  regarder la liberté en face sont exposés à l'angoisse. Ils cherchent un point d'appui où fixer leurs regards. Il n'y a plus Dieu, ni roi, ni seigneur pour les relier à l'universel. C'est pour échapper au sentiment du particulier que les hommes désirent selon l'Autre; ils choisissent des dieux de rechange car ils ne peuvent pas renoncer à l'infini." Mensonge romantique et vérité romanesque, René Girard 1961

Bélus (40) le 16 juin 2017, Alain Gojosso

Mimétique agitation qui en déni de l’évidence
Répète au cathédrale de l’artifice masqué
Ce mensonge muré de bonnes pensées
Où se drape sournoise une violence sans nom


Cimes en silence du torrentiel à flux des reflux
Des fusions confondues qui en sang effusé
Vague de ses cris sous romantique manteau
Son indicible et incessant parjure meurtrissant


Onde âme onde qu’à respirer sur canopée l’air
Qu’en terre de l’éther où à l’uni s’altitude
Un pur délivré qu’en cette enivrante beauté
Tutoyée jusqu’à s’en empreindre par la diction


Souffle dès lors l’onirique des mots qui à corps
Rendu roulent en chantant au versant
Par courant à même d’un fini vers la mer
À cet allant sans réciprocité de la juste mélodie.




Le 02 août 2017,                                                                                                                          


 Alain Gojosso


lundi 3 juillet 2017

Libre des sens

Des sens 006



Blaye (33) le 08 juin 2017, Alain Gojosso

Tendu de toute ma prétention, sanguin et ailant en d’éternelles contradictions, je ne puis me soumettre à cet ordre pourtant intangible de mon humaine humanité dont je ne me départis point, ne faisant tant bien que mal que tempérer dès lors toute violence ressentie en cette chair animale pourtant mienne et aimée.

Du temps, je m’emploie en artifices où d’échos se lie l’écho en ce tempo d’embrasser ses mouvants, qu’en vif vent insufflé fable à fable de lyre ce juste accord de la mélodie entraînante, l’enfance par air haut d’un sens éprouvé dansant sur cet allant de l’hymne aux sens seulement, s’égrenant au désir de l’instant sans jugement d’une harmonie recouvrée.

Sidérant qu’en concorde l’oxymore de ce cœur battant qu’en mouvement le parvis de mon intention sûre par l’azur d’une certitude, nuit à jour d’un dévoilement écarlate de fièvre au tutoiement cultivé du vertige son pavot licencieux, en l’esquif d’un éphémère répété au plaisir pris qui, en son abandon délivre du mensonge incessant…

Qu’orange à l’uni
Vers d’un possible
Des mots
Par corolles alanguies

Mage y nerve
Cette clarté
D’ombres
Qui feu d’illuminé

De libre l’ivre
À vide
Se poésie
L’organique

Bouquet d’yeux
À sensuel
Des tendres
Correspondre

Que se jazz mains
En la flaveur
De l’improvisation
Intuitive

Vibrant des fusions
Adonnées
Au fil
De nos sensibles vivants.




Le 03 juillet 2017,


Alain Gojosso


dimanche 18 juin 2017

Rhum encens


Muse 007


Blaye (33) le 10 juin 2017, Alain Gojosso


Santal en sang d’une passion par ce vif vent
Qu’en inaliénable abandon se perfuse
Vertige lueur en l’obscur du parchemin
Par l’ancre plume flaveur de son éloquence

Mesure des sentiments portés au diapason
Du musical entendement quand épris
Ça franc de vibrer à l’archet de la caresse
Des seules cordes sensibles de la complicité

Où d’yeux d’évidence sans mots se romance
De cette homophonie à croire en un même
Qui d’univers à charme de l’absurde
Transige aux différents de la libre symphonie

Qu’ailes au levant se mêlent à l’ambre éclair
Du feu où langue de nos alcôves brûlants
Silence à dire sans semblant l’attirance
Par conjugaison de poésies données en aveu.



Le 18 juin 2017,



Alain Gojosso