mercredi 21 mars 2018


Ombre à Je

Humain 015



Cap-Ferret (33) le 28 janvier 2018, Alain Gojosso

Silence en visage de ce songe aimant qui licencieux
Perle à front d’or l’oreiller d’essence coruscante
Où sons noirs spectral aux pas de l'ombre
L’arc en ciel d’une poétique délivrée à seul incendie

J'entends ton Tu
Et pourtant vois un Je
Quand tu dis « Tu »
Aux palabres de ce Je

Qu'en flammes s'éclaire en vers de la rime l'écoute
Rendue à l'uni où de l'air vague sensible
D'une vibration en sens qui se mêle aux dits 
Par conjugué de l'éclos aux mots éventrés en temps

Parlez-moi en Je 
Qu'en tu j'épouse 
Par L'émoi ce Tu
D'un nu en Je 

Se toile à peindre au prisme du diapré cet indicible 
Qui musicale onde le drapé des corps 
Narrant sous rideaux les didascalies émargées 
Des mouvants inlassables en aveu éruptif du vivant

Au Je de ce Tu
Tu te révèles
À mon Je ému
De comprendre 

Portant le chapeau au fluvial des flots ainsi distillés
Qu’en tête des enjeux devinés se mirent
D’un sang dit toutes les réalités imprimantes
De nos cachés qui se politique en habits compassés…



Le 21 mars 2018,


Alain Gojosso



dimanche 4 mars 2018

Merci 4


Merci IV (Quadriptyque – Quatrième volet)

Interlude 008




Cap-Ferret (33) le 28 janvier 2018, ALain Gojosso

Toi la femme
Cet oiseau qui s’élégance à voler
En ce ciel azuré
Qu’un jour j’ai regardé

Je sais toute ta lumière
Et toujours m’en éclos
Par cœur
À chaque instant
Qu’en corole des livres où vers
S’écrive à ton essence
Sensuelle
L’enivrante flaveur
D’un monde infini
Qui en flammes dérobe
À l’obscurité
Sa danse éclairante
Qu’accord d’arabesques
Essor riant
Se dune à l’onde les mouvants
De la vie en chantant.

Toi la frondeuse
L’orage qui s’ébat à narrer
Par ce ciel chargé
Qu’un jour J’ai touché


Je sais toutes tes ombres
Qui en soifs
De l’ivre où verre
Force aimant
De ta lueur
Se prolongent par échos
Et me délivrent
Les miennes
D’un « en vain » écrit
Par ode des espoirs
Déchirant
Les masques de la peur
Rencontrée
Au vide de l’avide
De l’avoir
Qui n’en finit plus d’effacer l’autre

Toi l’ondée
La pluie qui ne cesse de pleurer
Par rêves déchus
Qu’un jour j’ai recueillis

Je sais toutes tes blessures
Pour les avoir pansées
Au délivré
De ma pensée
Qui en sang de l’ivraie
Art ose
Encens de sa passion
Cultiver
Le vivant
De notre attachement
Sur les murs de leur prison
Où se dément
Incessamment
Le fruit corrompu du mensonge
Donné à voir
Au fil de l’injustice répétée

Toi l’enfant
Cette beauté qui s’évertue
À fleurir ce chemin
Qu’un jour j’ai emprunté

Je sais tous tes songes
Qu’en santal
De l’âme air s’extatique
Harmonie à corps
Des lyres
Et bruisse en volée
Ces parfums maternels
De l’amour
Essaimé
En champ éperdu
D’une raison délivrée
À conjuguer
En temps
Ce tendre de l’humilité
Qui lame de fond vague
À caresser l’onde ensoleillée.



Le 04 mars 2018,


Alain Gojosso



dimanche 18 février 2018


Place en terre

Ode essaim 007




Blaye (33) le 16 décembre 2017, Alain Gojosso


Fragrance par aube qui en clin d’œil
Marbre en rétine les sens
Sous la redondance
De la nuit et du jour
Éclairant d’un sourire saisissant
L’hymne au sang appelé à sa beauté
Sur l’autel des Lys où s’écrit
L’épitaphe d’une vie à croire sans fin…

Je suis ton mauvais œil …

Qu’en levant se promesse au couchant
L’onirique planétaire
Où champ
Des saisons cycle à front la ronde
De l’onde qui vague
En lit narratif d’un roman
Fleuve l’accord des mouvants
Aux coroles dilatations de l’essence…

Je suis ton mauvais œil …

Se vérité à dire au zénith de ce vif vent
Tenu en l’azur de l’âme air
De ses écumes
Remuantes
Voix à l’écho errant
D’une contradiction incessante
Cet inéluctable qui somme aux raisons
Liaisons d’imparfaits au seul d’un parfait…

Je suis ton mauvais œil …

D’essaim un sensible donné à ressentir
Ces souffles multiples
D’un fini
Par l’unicité déjà échappée
Qu’en temps au chœur
Se membre âme
Au Je de l’autre du nous
En un même devenu différent qui se noue…

Je suis ton mauvais œil …

Sème aimant de l’amour le chant organique
Qu’en chair de l’instant
À vivre
Par les corps se disant
Buccale
Passion dansante
Leurs magnétiques mouvements
Par l’eau qui se langue toujours à conjuguer…

Je suis ton mauvais œil …

D’encens se parfum d’iriser à cœur filaments
L’éclat illuminé d’un sens
À cultiver
En l’ignition éprouvée
De ce lien
Même éphémère
D’une unité aux dissemblables
Qui se rejoignent en l’estuaire de notre océan…

Je suis ton mauvais œil …

Parfum au vespéral qui en clin d’œil
M’arche sur l’ode de l’éther
Du jour et de la nuit
Éclairant d’une place en terre
L’hymne au sang appelé à la beauté
Sur l’autel des cris en thème
L’épitaphe de la vie à exister par fin…




Le 18 février 2018,


Alain Gojosso


dimanche 14 janvier 2018

Merci 3

Merci III (Quadriptyque – Troisième volet)


Interlude 007 (à Coralie)


Coralie Beauvallet à Blaye (33) le 04 novembre 2017, Alain Gojosso


Par l’arbre où d’or riant ces mouvants de l’univers
En l’orée d’un tactile silence qui se délicat
A lyre l’emportement continuel de son vivant
Au fil conducteur d’une illumination alors éclairée

S’exquise à frissonner au tempo sensible de l’écho
Sous l’écarlate fuite incessante du présent
Qui de passion se dérive en rifts acoustiques
De mots donnés où se malle musical enchaînement

À cœur accord de délivrer par ondes engendrées
L’harmonique suite en la rime éthique
De l’autre son chant chancelant d’un libre
À se vivre en la dépendance d’yeux reconnaissants

Et d’âme y lier qu’en concert trouvé à voix clamées
Se récital à nouer en parfums de la vie
Le bonheur d’une rencontre dès lors cultivée
En champ extatique où se vertige une belle amitié.



Le 14 janvier 2018,


Alain Gojosso



dimanche 7 janvier 2018

En vers tige


Des sens 008


Bordeaux (33) le 11 novembre 2017, Coralie Beauvallet


Onde des rives à pont d’un inconnu saisissant
S’aimantent au trouble des vives vibrations
Semelles en compas de l’ode charmante
Par cime en tête d’une obsession qui sensuel

Chemise au vent d’un souffle où échange lent
De l’âme en paix se vertige à cueillir
L’art orée d’une invitation toute musicale
À franchir d’un pas délibéré la voie enchantée

Qu’en vers frémissent les tiges alors adonnées
Au bruissement des feuilles à narrer
Par rime d’une virginité alors appréhendée
Sous l’encre plume d’un tempo fort enchanté

S’ébranle passion à prendre en seule poétique
D’étang cette rivière corps des mouvants
D’aller ensorcelé au libre de l’appelé
Vers ce mystère où de l’obscurité luit d’exister.


Le 07 janvier 2018,


Alain Gojosso





jeudi 21 décembre 2017

L’or cueille


Encre 005

Pugnac (33) le 26 octobre 2017, Alain Gojosso


D’un sensible où souffle traversée d’élan sang

En l’univers d’yeux constellés à vide
Se braise avivées de toujours rougeoyer
Par cœur ébattu d’une essence qui s’indicible

De l’écho errant accusant de la claire évidence
L’avoir immobile assujettissant l’être
En l’illusoire vivant de la toute puissance
À croire en l’immortel d’une transe sans danse

Qu’au spinal du corps s’élégance cet insoumis
Du vif vent à brûler encore de mille feux
Parlant nuit de l’inspiration mouvante
Qui dément à songes réitérés l’absurde donné

D’or cueille par sa plus belle laideur composée
Cette beauté où en dérivation se laisse
Concerter l’émouvant de l’échappée
Par musical à lyre des sens nos contradictions…


Le 21 décembre 2017,


Alain Gojosso


jeudi 14 décembre 2017

Se mensonge


Humain 014


Roaillan (33) le 29 novembre 2017, Alain Gojosso


Plane obscur à blanc des corps agités
Où tombe à tombe se chute
L’inexorable arithmétique
Qui en temps d’un fini mesure le vain

Épitaphe l’absurde espoir sous l’écrit
De nos mensonges à croire
Par juste cécité d’une vie à vivre
Au complice de notre oubli incessant

Semant songes en illusions dérisoires
Aux fils des maux qui violence
Entretenue parsèment le parvis
De l’avis aux lances par des cris muets

Qu’en exutoire brûlent nos fantômes
D’un comme un au même
Où se noue l’enjeu d’un mal
Être en l’avoir futile d’un refoulement.



Le 14 décembre 2017,


Alain Gojosso





dimanche 3 décembre 2017

Merci 2...

Merci II (Quadriptyque – Deuxième volet)


Interlude 006 (à Stéphanie)



Ainsa - Aragon (Espagne) le 11 juillet 2017, Stéphanie Rohmer

A fable de nos dépendances unies aux communs
De ce roman éthique qui sème en songes
Se tableau de vivre aux verres d’un partage
Où de l’ivre se libre les sons du vibrant sentiment

Mie de l’âme à corps qui cristal de chanter en vin
L’allant tendre d’un complice donné au lien
Que papille à l’antre l’écho miré de l’entendu
Et se langue aux mots de confondre notre amitié

Se multiple à rythme épique d’un musical sourire
Cette joie trouvée en l’implicite gratitude
Qui d’accord des lys en cieux s’évertue
L’art osé aux essences du sang donné au présent

Sans jugement que ce vif vent de l’épris qui cœur
S’ébat en lumière de l’autre à tutoyer
Des cieux transcendants cette singularité
Du temps inscrit au parvis de nos vies éphémères.




Le 03 décembre 2017,



Alain Gojosso


mardi 28 novembre 2017

En son d’un Je


Silence 002


Sanguinet (40) le 18 novembre 2017, Stéphanie Rohmer


Vespérale respiration qu’en vague attente
S’aile âme air par courant de l’éther
Cet aimant songe du cœur essaimant
À vide d’une résonnance à croire toujours

Quantique de l’obsession insufflée en rime
S’écoule torrentiel l’ambre du ciel
En l’artère de mon abime redondante
Qui feu d’océan s’onirique à me confondre

Ode aux larmes d’yeux de couler par cristal
Se mêle en écho lyre l’allant au tempo
Qui au sang lexical se lame à dire
En vers du chant obscur l’inondé de poésie

Rêve haut de se laisser embrasser en corps
Par ce vif vent où se temps la brûlure
Du réel au conjugué de l’échappée belle
Donnée à l’éperdu du présent de l’indicatif.



Le 28 novembre 2017,


Alain Gojosso


samedi 11 novembre 2017

Merci 1

Merci I (Quadriptyque – Premier volet)


Interlude 005


Blaye (33) le 04 novembre 2017, Coralie Beauvallet



D’allant que se nef ode à corps d’une aventure

Par vie en l’âme air de voguer en cet océan
De nos existences éperdues à clamer
Sur l’infini qui illuminées étoilent en l’obscurité

Se rame en l’eau d’une onde mirée à l’horizon
L’or qu’en sang ambrent ailes de tutoyer
Sous l’ombre arborée d’une clarté trouvée
Où élégance des sens se miel d’inviter à danser

Cime d’un tissé au pur et à mesure de la poésie
Éclose au fil des vibrées de ce vif vent
Cultivé aux résonnances sensibles échangées
Qui sève à dire en tendre la musicalité des mots

Alcôve d’aimer à mime d’émoi tout en sincérité
Nos cœurs avoués à cet épris commun
Du champ qui se langue d’amitiés de narrer
L’étreinte croisée de nos voiles dressées au ciel.


Le 11 novembre 2017, 


Alain Gojosso